Prieuré fontevriste de Brioude

Plan des prieurés fontevristes de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme

Saint-Joseph de Brioude

Commune de Brioude

Chef lieu d’arrondissement

Haute-Loire

Diocèse de Saint-Flour, constitué aux dépens de Clermont en 1318

Palais de justice, préfecture, hôtel-de-ville (ancien prieuré fontevriste de Brioude).
Projection de Auguste Bravard, lith. Pilinski à Clermont-Ferrand, s.d.
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Autres prieurés de la Haute-Loire

Sainte-Florine :Com. Sainte-Florine, 43250, Cant. Auzon, Haute-Loire, diocèse de Saint-Flour, constitué aux dépens du diocèse de Clermont en 1318

Prieuré de Lamothe-Barentin sous le vocable de Sainte-Anne, Com. Lamothe, Haute Loire (43100), diocèse de Saint-Flour, constitué aux dépens de Clermont en 1318

I – Sources manuscrites

A.D. Maine-et-Loire

125 H 1 : Fondation du prieuré.                                1644

125 H 2 : Administration intérieure du prieuré.       1647-1739

A.D. Haute-Loire

Série V cultes (1800-1940)

B. U. Clermont-Ferrand

Cote A. 23 : Histoire des ordres monastiques en Auvergne, 1842,

Cote 67751/3 : Histoire du prieuré de Brioude, ordre de Fontevraud,

II – Bibliographie

BIENVENU (Jean-Marc), Abbaye royale de Fontevraud et ses divers prieurés, ss date.

BLANC Alphonse, Le couvent de Fontevraud à Brioude, Almanach de Brioude, 1942.

BLANC Alphonse, Le couvent de Fontevraud à Brioude, Bulletin de l’Association des Prieurés Fontevristes, n° 9, 2017, pp. 7-25.

CLÉMENT Pierre, Gabrielle de Rochechouart de Mortemart, Paris, 1871, pp. 273, 296.

CUBIZOLLES abbé P, Le noble chapitre de St-Julien de Brioude, Aurillac, 1980.

EDOUARD Abbé, Fontevrault et ses monuments ou Histoire de cette royale abbaye, Libraire-Éditeur Aubry, Paris, 1874, tome second, pp. 243-253.

GAUTIER-ERNOUL Joëlle, Le renouveau de l’ordre fontevriste dans trois petites villes de France aux XIXe et XXe siècles : Chemillé (Maine-et-Loire), Boulaur (Gers), Brioude (Haute-Loire), Mémoire de D.E.A., Sciences de la ville, option Histoire urbaine, Université d’Angers, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, 1996.

GAUTIER-ERNOUL Joëlle, Le renouveau fontevriste dans trois petites villes de France aux XIXe et XXe siècle : Chemillé (Maine-et-Loire), Boulaur (Gers), Brioude (Haute-Loire), Bull. A.P.F., n°14, pp. 11-36.

GERVAIS R, Les fortifications de Brioude, documents et recherches, Almanach de Brioude, 1980.

GONNET Ernest, Essai sur l’histoire économique du département de la Haute-Loire de 1790 à 1800, Paris, 1907.

LESPINASSE Julien abbé, Chroniques du Brivarois, Un peu d’histoire locale, Ed. Almanach de Brioude, pp. 37-39.

POULAIN Jean, Dictionnaire de l’Ordre fontevriste, C.C.O, Abbaye de Fontevraud, Janvier 2000, pp. 30-31.

RELIGIEUSES de Boulaur exilées à Vera, Histoire de l’ordre de Fontevrault (1100-1908), Ed. Cocharaux, Auch, Tome III, 1911, pp. 369-370.

TIXIDE Denis, L’Église et le Monastère de Sainte-Florine, Impr. Wattel, 1941, pp. 22-35.

X, L’installation de la Terreur à Brioude, Almanach de Brioude, 1977, pp.199-285.

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Histoire de la « Comtalia » de Brioude

En 1223 Robert, comte de Clermont, son fils Guillaume et son petit-fils Robert II cèdent au chapitre de Saint-Julien de Brioude moyennant 10 marcs d’argent tous leurs biens de propriété dans la ville de Brioude et notamment une place forte munie de tours vulgairement appelée la « Comtalia ou Comtaille ». cette donation est confirmée l’année suivante par Conrad, évêque et légat du Pape. Ce château était construit sur les murs de la ville, en « sorte que du costé de la ville, il donnait sur une rue large et spacieuse, et de l’autre côté sur la campagne qui était beaucoup plus basse.  Il dominait de telle sorte que ceux des habitants qui avaient des ennemis dans le chapitre passassent…il ne faisait pas bon pour eux : on ne les épargnait pas à coup de fusils»[2].

« Elle sert aux dits moines pour réfugier leurs joyaux, reliques, papiers et autres choses, en temps de guerre, aussi pour la sureté de leurs personnes et de leur ville ou sujets, aussi pour les tenir en leur devoir, subjection et respect…par lesquelles est commandé que la dite maison soit fortifiée et reduicte en forteresse aux dépens même des habitants, comme appert par une dattée de 1365 »[3].

En 1616, Louis XIII demande le démantèlement de la plupart des forteresses du royaume, Richelieu espère ainsi empêcher les nobles de se soulever contre l’autorité royale. Il ordonne la démolition de la « Comtalia » qui est effectuée entre 1616 et 1618. Pour que le chapitre ne puisse le reconstruire, l’emplacement est vendu en 1640 à Pierre Bon de Ribeyre.

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Fondation du prieuré fontevriste de Brioude

La Haute-Loire. C.P.A Paris

Dans la région, le premier monastère fontevriste est établi à Esteil (Puy-de-Dôme), sur les hauteurs dominant Jumeaux. En 1201, une religieuse de ce couvent, fille d’un comte d’Auvergne, nommée Sybille, fit construire un autre couvent de son ordre en un lieu appelé « Seveirag » qui depuis a pris le nom de Sainte-Florine.

Du monastère de Sainte-Florine (Haute-Loire) sont sorties les fondatrices de trois autres prieurés fontevristes :

-Brioude (Haute-Loire), en 1644, diocèse de Saint-Flour, sous le vocable de Saint-Joseph[4]

-Nonette (Puy-de-Dôme), en 1657, diocèse de Clermont

-Lamothe (Haute-Loire) en 1688, diocèse de Saint-Flour, sous le vocable de Sainte-Anne

Le monastère de Brioude est fondé par Marguerite de Frétat et la famille de Pierre Bon de Ribeyre, président de l’élection de Brioude, sur l’emplacement de l’ancien château-fort des Dauphins d’Aune et du « palatium » du Chapitre, emplacement occupé actuellement par l’Hôtel de Ville. Le vocable de Saint-Joseph est choisi parce qu’en commençant les fouilles, on découvre par hasard enfoncée dans le sol, une statue ancienne de Saint-Joseph, en parfait état de conservation malgré son long séjour en terre[5].

Bon de Ribeyre fonde un prieuré pour avoir une de ses filles, religieuse dans le prieuré fontevriste de Sainte-Florine, plus près de lui[6].

Il achète une maison ruinée et masure du palais appartenant au Chapitre de la ville qui se garde « la justice haute, moyenne et basse » pour la somme de 9000 livres[7]. Les religieuses ne pourront pas relever les tours du palais « ni faire des ouverture dans la muraille côté de la conciergerie », pour les autres tours qui sont du côté du fossé, elles peuvent faire des  « fenestrages et vues pourvues qu’elles soient dument fermées et grillées, afin que en cas de guerre pour y être faictes rondes et patrouilles pour la garde de la ville»[8].

En 1644, l’abbesse de Fontevraud, Jeanne-Baptiste de Bourbon (1637-1670), adresse au chapitre de Saint-Julien de Brioude une demande d’autorisation d’établir un prieuré dans son ancien palais comtal ruiné et qui vient d’être racheté par un particulier pour cette destination ; pour y vivre suivant la règle, les statuts et privilèges du dit ordre (exempts de la juridiction des ordinaires et immédiatement dépendant du Saint-Siège). En attendant la construction du dit monastère, les religieuses demeurent dans quelques maisons de la ville de Brioude[9].

Les religieuses construisent des bâtiments et veulent faire des jours dans les remparts de la ville sur lesquels s’appuient leurs constructions pour avoir plus de clarté[10].

Jeanne-Baptiste de Bourbon, en 1646, se rend à Brioude pour prendre possession du nouveau monastère fontevriste que Pierre Bon vient de construire (commencement des travaux, 9 mai 1644 qui durent deux et présider à l’installation de Françoise de Frétat comme prieure du nouveau couvent.

Le curé de la paroisse, le maire et son conseil, invités à la fête, reçoivent l’abbesse et lui remettent les clefs du couvent. L’abbesse rentre dans le cloître avec les religieuses. Le père Moreau, visiteur de la province d’Auvergne, préside la cérémonie à l’église. Le lendemain, bénédiction de la chapelle du couvent placée sous le vocable de Saint-Joseph.

1668 : prieure Magdelaine Ducroisit de Cumuniat ; dépositaire, Louise Debordelier du Pouget, Françoise Arnaud ; boursière, Catherine Dugripel de Moner et Marguerite Dugripel de Moner, discrètes et professes[11].

1672 : Arrêt du Conseil des Dépêches rendu à la requête de l’abbesse de Fontevraud sur la discipline intérieure des couvents de son ordre[12].

Le dimanche de Quasimodo de 1695 : à la demande du pape Innocent XII, l’archevêque de Lyon vient consacré l’autel de Saint-Joseph de Brioude et pour cette cérémonie, l’abbesse Gabrielle de Rochechouart de Mortemart (1670-1742) et sa grande prieure y assistent et reste 4 jours à Brioude[13].

Une lettre de Mme Bon à son frère nous apprend combien les moniales sont heureuses de la présence de Mme l’abbesse dans leur prieuré : « Oh combien elle nous réjouissait lorsqu’elle pouvait causer seule avec nous, loin de la foule qui lui dérobait un temps précieux ! Avec quelle familiarité nous lui faisions l’humble aveu de nos peines et nos combats ! Elle y répondait avec une finesse et une délicatesse que rien n’approche ; car c’était sa maxime habituelle ; « que l’âme a besoin de temps en temps de se détendre ! »[14].

Marie-Madeleine-Gabrielle de Rochechouart de Mortemart (1670-1704)

Requête présentée au Roi par Mme de Rochechouart de Mortemart : les évêques ont entrepris de réduire les privilèges de l’abbaye et entre autres l’évêque de Saint-Flour, par deux articles contenus dans un règlement qu’il a fait dans son diocèse du 28 avril 1671 qui interdit aux prêtres de son diocèse d’absoudre, communier, dire la messe et recevoir dans leurs églises toutes religieuses qui seraient sorties de leurs couvents avec la permission de leurs supérieures, sans sa permission, sous peines d’excommunication des dites religieuses et à ceux qui leur donneraient retraite. Le deuxième article défend à tous les curés et confesseurs, sous peine de suspension, d’absoudre de l’excommunication encourues par toutes personnes ecclésiastiques et séculières qui entreront ou permettront d’entrer dans un couvent de religieuses, sans son congé par écrit. Comme les prieurés d’ Esteil, de Lamothe et Saint-Joseph de Brioude sont dans son diocèse, elle a écrit à l’évêque auquel elle a fait connaitre le droit du dit-ordre et au Roi qui renvoie la dite requête au Grand Conseil.

Sa Majesté ordonne, sans tenir compte des deux arrêtés de l’évêque de Saint-Flour, que l’abbesse de Fontevraud avec les monastères du dit-ordre, jouissent de leurs privilèges concernant la sortie des religieuses de leurs monastères et l’entrée des particuliers à l’intérieur de ceux-ci. Le roi défend à l’évêque de Saint-Flour et tous autres de « les y troubler », l’évêque de Saint-Flour n’insiste pas[15].

Peu de mois après, des lettres patentes rendues par la reine Marie-Thérèse, en l’absence de Louis XIV, confirment les anciens privilèges de Fontevraud[16].

Louise Françoise de Rochechouart (1704-1742)

La banqueroute de Law entraine de lourdes pertes pour les religieuses qui sollicitent un secours royal sans l’obtenir[17].

18 mars 1733  : Bien au contraire, elles reçoivent une lettre du Roi qui interdit à Mme de Bansac, prieure de Saint-Joseph de Brioude, de recevoir dans la communauté des nouveaux sujets à cause de la modicité de leurs ressources qui ne les font pas subsister commodément[18].

1737 : lettre de l’abbesse de Fontevraud demandant à son intendant que soit révoquée en faveur de son prieuré de Brioude, la lettre de cachet qui interdit au couvent de cette ville de recevoir des nouveaux sujets : les religieuses sont fort bonnes dans cette ville et dans le pays, elles s’imaginent que les jésuites veulent s’emparer de leur maison qui est bien située ; toutes nos autres maisons aiment mieux ne rien recevoir de gratification de la cour et avoir la permission de recevoir des sujets[19].

De 1737 à 1738, existent plusieurs autres lettres de la prieure de Saint-Joseph de Brioude Mme Dusaunier réclamant la révocation de l’édit interdisant de prendre d’autres sujets. En 1939, elle craint l’expropriation de leur maison car a été fait un état des lieux des maisons et jardins qui sont dans les fossés et remparts de la ville. L’abbesse de Fontevraud la rassure de ne pas s’inquiéter et lui indique qu’elle n’a pas reçu la lettre du cardinal de Rohan pour les sujets qu’elle ne peut recevoir[20].

1748 : l’abbesse ordonne la réunion du prieuré de Lamothe à celui de Brioude. Onze sœurs sont réunies à la communautés de Brioude: Sœur Désolières, prieure; sœur de la Farge, prieure du cloître; sœur Bessaire, discrète; sœur Brunet; sœur de Chassignolles; sœur du Breuil; sœur Chassagne, dépositaire; sœur de Lauriac; sœur Bouchot; sœur Vairon; sœur de Ronzières, discrètes[21].

Le prieuré de Lamothe est vendu à Pierre Peyron de Lamothe moyennant une rente annuelle de 40 livres.

Édouard indique qu’en 1770, le prieuré possède plus de 150 chartes de donation et quinze bulles de papes[22].

Armes de la communauté de Brioude: « d’azur à trois fleurs de lys d’or 2 et 1» qui était placée sur le fronton de l’église[23].

1777 : prieure Mme de Réole[24].

A la veille de la Révolution, le 15 octobre 1788, Maurice François de Bourdeilles, comte-doyen du noble chapitre de Brioude, président de l’assemblée de l’élection de Brioude dresse un tableau de l’Élection de Brioude. Il parle d’abord des ravages sans nombre causés par les orages et les inondations, puis de l’excès de misère dans le département et des malheurs qu’il a éprouvé de l’abandon presque totale de la culture dans certaines parties ; de l’engourdissement total du commerce ; de la destruction des villages, des terres. Il demande aux délégués de l’Élection de Brioude de mettre l’espoir d’un avenir plus heureux, ils attendent une répartition moins arbitraire des impôts, la plus grande équité dans la distribution des secours en grains et en bestiaux à titre de prêts, des chemins vicinaux, etc…L’hiver 1788 a été des plus rudes, le prix des denrées a augmenté. Il y avait un mécontentement général, mais le plus vif était celui de la bourgeoisie d’affaires et de talents.

La situation ne s’améliore pas avec la Révolution : en 1790, la crise est très grave, la misère si grande que la ville de Brioude est forcée de faire un emprunt pour venir en aide aux pauvres. L’été de cette année-là est si chaud et sec que les récoltes sont brulées. Le 29 septembre 1790 le district de Brioude constate ; « les fruits tardifs ont partout péri par les chaleurs de l’été. Les denrées secondaires tel que les fèves ou haricots, les blés noirs ou sarrasins, les raves, les pommes de terre qui nourrissent la classe du peuple la moins aisée au moins les deux tiers de l’hiver ont totalement manqué »[25][26].

Révolution

Le couvent prospère jusqu’à la Révolution durant laquelle les religieuses sont dispersées.

A la Révolution, Mme Landos est élue supérieure de la communauté ; elle abandonne purement et simplement les religieuses de Brioude et quitte le couvent. Les moniales continuent à y habiter dans leur couvent jusqu’au 12 septembre 1792 jour où elles sont expulsées Les archives, la bibliothèque et autres objets précieux sont brûlés sur la place publique. Pillage au sein du prieuré : « En moins d’une heure, ces précieux documents, respectés pendant plusieurs siècles, sont livrés aux flammes, à la grande satisfactions des jeunes libertins dansant autour du feu de joie en chantant des couplets dissolus. Ces frénétiques n’eurent point de pitié »[27].

Les Républicains conduisent les moniales sur la place du Postel au pied de l’arbre de la Liberté : elles sont contraintes de l’embrasser ou de la toucher à plusieurs reprises, puis de prêter le serment exigé par la loi. Mme Marguerite Touzet dit Duverger avec sa tante et deux moniales, Jeanne Touzet et la sœur Clerget s’y opposent. Mme Touzet-Duverger s’écrie « Non jamais je ne ferai le serment, ma conscience m’y oppose.. l’Église le défend » d’autres font le même refus[28].

Elles se réfugient plusieurs mois chez M. de Vauzelles[29].

En septembre 1793, les quatre religieuses sont amenées de nouveau sur la place du Postel en compagnie de religieuses d’ordre différents. Elles traversent la ville entre une haie de volontaires armés de piques et de baïonnettes qui les entraînent dans une danse infernale autour d’un immense feu de joie. Elles doivent porter de la cocarde tricolore, deux mannequins affublés du costume religieux, l’un blanc, l’autre noir, participent à cette mascarade.

Elles sont ensuite emprisonnées durant 11 mois, au nombre de 18 par cellule, dans la maison de réclusion avec pour seule nourriture du pain dur[30].

Mme Touzet, après la tempête révolutionnaire essaie d’échanger ses biens contre leur ancien couvent, mais les propriétaires en demandent beaucoup trop. Elle s’installe avec ses compagnes pendant 5 ans dans un modeste local où elles vivent 5 ans[31].

Iconographie

Emplacement de l’ancien prieuré fontevriste de Brioude. Plan Mairie

Hôtel de ville de Brioude, ancien prieuré fontevriste de Brioude.

Vue de l’esplanade construite devant l’ancien prieuré de Brioude. Photo JGE 2022

Dès 1792, le bâtiment du prieuré des fontevristes devient maison commune le Ier Thermidor, An II et le tribunal ordinaire. La chapelle du couvent est déjà détruite.

De 1818 à 1826, le comte de Talairat, maire de Brioude, fait détruire les murailles qui l’entouraient au sud et à l’est, combler les fossés et aménager la terrasse actuelle.

Ancien prieuré fontevriste de Brioude, 1904, avant sa transformation en 1913. C.P.

Inaugurée le 9 juillet 1913, la façade de l’ancien hôtel de ville est inspirée du style du musée océanographique de Monaco. L’architecte en charge de dessiner la façade, M. Feuillerade, avait passé plusieurs années au poste de directeur des travaux publics de la principauté de Monaco.

Le vendredi 3 septembre 1965, un incendie se déclare dans les étages de l’hôtel de ville, aux environs de midi. Cinq compagnies de sapeurs-pompiers et de nombreux habitants participent à éteindre le feu, qui ne sera maitrisé que quatre jours plus tard.

Après le brasier, il ne reste de l’ancien hôtel de ville, que la façade et l’escalier. Du mobilier et des archives ont aussi pu être préservés. La façade, en mauvais état est finalement détruite en janvier 1970. Le nouvel hôtel de ville est inauguré le 22 avril 1972. Il conserve un escalier monumental du XVIIe siècle qui faisait partie du prieuré Saint-Joseph des fontevristes.

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Prieures de Brioude

Magdelaine Ducroisit de Cumuniat 1668A.D.M & L, 125 H 2.
Mme de Bansac1733A.D. M & L, 125 H 2.
Mme Dusaunier1737, 1738A.D. M & L, 125 H 2.
Mme de Réole1777RELIGIEUSES de Boulaur, p. 256.
Mme Landos est élue supérieure de la communauté 1790EDOUARD Abbé, p. 247.  

[1] BIENVENU (Jean-Marc), Abbaye royale de Fontevraud et ses divers prieurés, ss date.

[2] CUBIZOLLES abbé P, Le noble chapitre de St-Julien de Brioude, Aurillac, 1980.

[3] GERVAIS R, Les fortifications de Brioude, documents et recherches, Almanach de Brioude, 1980.

[4] LESPINASSE Julien abbé, Chroniques du Brivarois, Un peu d’histoire locale, pp. 37-39.

[5] LESPINASSE Julien abbé, op. cit., pp. 37-39. L

[6] POULAIN Jean, Dictionnaire de l’Ordre Fontevriste, pp. 30-31.

[7] A.D.M & L, 125 H 1.

[8] BLANC Alphonse, op. cit., Almanach de Brioude, 1942.

[9] A.D.M & L, 125 H 1.

[10] A.D.M & L, 125 H 1.

[11] A.D.M & L, 125 H 2.

[12] CLÉMENT Pierre, Gabrielle de Rochechouart de Mortemart, p. 273. Arch de l’Empire, Mss. Arrêts de 1672, fol. 57.

[13] TIXIDE Denis, L’Église et le Monastère de Sainte-Florine, pp. 22-35.

[14] EDOUARD Abbé, Fontevrault et ses monuments ou Histoire de cette royale abbaye, p. 246.

[15] CLÉMENT Pierre, op. cit., p. 296.

[16] CLÉMENT Pierre, op. cit.,  p. 273.

[17] BLANC Alphonse, op. cit., Almanach de Brioude, 1942.

[18] A.D. M & L, 125 H 2.

[19] A.D. M & L, 125 H 2.

[20] A.D. M & L, 125 H 2.

[21] RELIGIEUSES de Boulaur exilées à Vera, op. cit., pp. 238-239.

[22] EDOUARD Abbé, op. cit., p. 245.

[23] RELIGIEUSES de Boulaur exilées à Vera, Histoire de l’ordre de Fontevrault (1100-1908), pp. 369-370.

[24] RELIGIEUSES de Boulaur exilées à Vera, op. cit., p. 256.

[25] GONNET Ernest, Essai sur l’histoire économique du département de la Haute-Loire de 1790 à 1800, Paris, 1907.

[26] X, L’installation de la Terreur à Brioude, Almanach de Brioude, 1977, pp.199-285.

[27] EDOUARD Abbé, op. cit., p. 247.

[28] RELIGIEUSES de Boulaur exilées à Vera, op. cit., pp. 369-370.

[29] GAUTIER-ERNOUL Joëlle, Le renouveau fontevriste dans trois petites villes de France aux XIXe et XXe siècle : Chemillé (Maine-et-Loire), Boulaur (Gers), Brioude (Haute-Loire), Bull. A.P.F., n°14, pp. 15-16.

[30] GAUTIER-ERNOUL Joëlle, op. cit., p. 16.

[31] EDOUARD Abbé, op. cit., p. 248.